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Ma vie rêvée...

| !! Cette histoire contient certains passages pouvant choquer la sensibilité des plus jeunes !! |

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Chapitre 5


 

Je sais que je suis en train de dormir, je rêve, je rêve de David, pourquoi est-ce que je suis en train de rêver de lui alors qu’un autre homme est déjà auprès de moi et pas n’importe quel homme, son colocataire. Je rêve qu’il m’embrasse et il me dit qu’il m’a toujours aimé. J’ai envie de rester dans ses bras, mais je m’en vais, je peux à peine toucher mon rêve du bout des doigts. Soudain, je me réveille, une main chaude est posée par-dessus moi, c’est agréable. Je n’ose pas bouger, je tente de me faxer du lit, mais son étreinte se fait plus prenante.

- Bonjour ma belle endormie me dit-il d’une voix douce.

- Bonjour, dis-je, je suis désolée, je ne voulais pas te réveiller.

- Ne t’en fais pas pour moi, j’étais déjà levé me dit-il avant de m’embrasser chastement.

Ai-je vraiment rêvé de David alors qu’Alan est là et qu’il est adorable. Je me sens un peu coupable quand même.

- Qui a-t-il ? m’interroge Alan.

- Hein ? Rien, je… j’ai faim bégayé-je.

- C’est moi qui prépare le petit déj dit-il gaiement.

Il m’embrasse sur le front et file dans la cuisine. Seigneur, il est parfait. Je me retourne et regarde le réveil, il est 7h. Décidément, je suis programmée pour me lever à cette heure ! Je me faufile dans la salle de bain, prendre une douche rapide, histoire de bien me réveiller ! On est mi-août et il fait une chaleur à crever, même si tôt, j’enfile quelque chose de léger pour le coup. Je finis par sortir. Je rejoins Alan dans la cuisine, il est devant la cuisinière, il est tellement sexy ! Je l’enlace et l’embrasse dans le dos.

- Viens par-là me dit-il en se retournant.

Il m’attrape et me pose sur le plan de travail à côté de la gazinière, le voilà qui recommence à m’embrasser comme s’il n’allait plus jamais me revoir. Ces mains sont partout sur moi, je deviens comme cette pauvre omelette sur le feu : à point !!

- Alan, ton omelette dis-je haletante entre deux baisers.

- C’est vrai, me répond-il, quelle image auras-tu de moi si je laisse brûler ton petit-déjeuner ?

- Une très mauvaise image ! affirmais-je tout sourire.

Il sourit et retire l’omelette du feu pendant que je descends du comptoir. Mes lèvres sont gonflées par nos baisers si intenses, cet homme me donne envie d’être une fille que je ne suis plus, c’est tellement mal ! Je le regarde malicieuse, pleine d’arrière-pensées alors qu’il pose notre repas sur la table. Alan se retourne et me regarde

- Jessica ne me regarde pas comme ça m’avertit-il.

Je le provoque encore un peu, je me mords la lèvre inférieure…

- Je t’assure que si tu continues, je te prends sur ce tapis peut-importe ce que tu diras affirme-t-il.

Je réfléchis à deux fois puis je me ravise, ce n’est pas moi et je ne devrais pas jouer avec les gens. Mon visage change d’expression aussitôt.

- Viens manger plutôt m’ordonne-t-il.

- Tu as raison et j’ai très faim en plus dis-je.

Il attrape ma main et y dépose un petit baiser. Je dévore son plat parfait, comme lui. Je me demande si je suis en train de rêver encore, il est trop parfait pour exister.

- Elle est très bonne ton omelette dis-je pour briser le blanc.

- Merci répond-il.

Il se lève pour aller laver la vaisselle et je le suis toujours en silence.

- Désolé pour cette scène lascive alors que je ne suis plus du tout comme ça, mais c’est toi, tu me fais cet effet-là, mais je n’aurais pas dû, débité-je à toute vitesse.

Il sourit.

- Ah oui, je te fais un tel effet ? relève-t-il.

- Qui ne serait pas sous ton charme ? lui fais-je remarquer. Tu es parfait, cheveux parfaits, corps parfait, musique parfaite, bouffe parfaite !

Là, il est carrément mort de rire !

- Mon dieu Jess, je suis loin d’être parfait, je te le promets ! Je veux respecter ton choix, même si je t’avoue que c’est dur de te résister aussi.

- Merci lui dis-je toute troublée, j’ai été beaucoup frivole par le passé ce qui m’a valu pas mal de déceptions.

Son air s’assombrit, je ne sais pas trop pourquoi. Il m’embrasse sur la joue comme une trêve. J’apprécie son geste.

- Je vais rentrer me lâche-t-il.

- Déjà ? dis-je peiné.

- Et oui beauté, j’aurais aimé rester avec toi toute la journée à flâner sous les couettes, mais je dois aller répéter avec les garçons.

- Oh ! dis-je platement.

- Mais on se revoit ce soir me dit-il.

- Oui enfin ce soir, on sera juste des voisins quoi, je t’ai dit que j’étais une piètre actrice ?

- Tu es bien placé pour comprendre quelqu’un qui a besoin de temps me renvoie-t-il.

Il m’a un peu fermé le clapet, même si clairement ça n’a rien de comparable, je lève les yeux au ciel et soupire. Il se dirige vers la chambre pour récupérer ses chaussures et sa chemise. Je le suis et m’assois sur le bord de lit.

- J’ai vraiment passé un bon moment avec toi dis-je en regardant mes pieds.

Il est devant moi, il attrape mon menton et relève ma tête.

- Moi aussi beauté murmure-t-il.

Puis il m’embrasse, passionnément, je me retrouve vite en sandwich entre son torse chaud et le dessus du lit froid, il prend ma main dans la sienne, c’est si doux… Je suis entièrement sienne.

Et il se lève brusquement, me laissant là, pantelante et seule. Il remet sa chemise. Je dois avoir un regard de chien battu, il me dévisage bizarrement.

- Je suis désolé, mais si je n’arrête pas maintenant, j’ai peur d’être incapable de m’arrêter un jour m’avoue-t-il.

Je grogne. Je sais qu’il a raison, je me rassois sur le bord du lit, il se met à côté de moi et enfile ses chaussures.

- Allez, il est temps beauté dit-il.

- Je te raccompagne à la porte.

Je prends sa main et on se dirige vers l’entrée. Il caresse ma joue, me sourit, attrape mon menton, je ferme les yeux pour m’abandonner à ce moment, puis il dépose un simple baiser sage sur mes lèvres. Hein ? Quoi ? Comment ? Plutôt crever que de le laisser partir si facilement, il s’apprête à ouvrir la porte, je l’attrape par la chemise et l’embrasse avidement pendant ce qui me semble un siècle. Essoufflé, il finit par me donner un autre baiser sage avant de quitter l’appartement.

Et me voilà complètement seule ; encore ; absolument et totalement troublée par cet homme, il me ferait renoncer à tous mes principes rien qu’avec les yeux alors je ne vous raconte pas lorsqu’il pose la main sur moi. Je m’embrase littéralement. Rien que cette pensée me fait frissonner.

Je décide de redescendre sur terre, je range un peu l’appartement et je me dis que je pourrais apporter le dessert pour ce soir. Mon dieu, ce soir, comment est-ce que je vais réussir à me comporter normalement alors que je serais avec les deux hommes qui me font craquer ? J’ai besoin de m’aérer la tête, maintenant, je décide de sortir courir. Oui, ça devient mon hobby depuis peu. Je pars me changer et je file.

La musique à fond dans les oreilles, je me laisse entraîner par le son de Come as you are, ça me motive, juste ce qu’il faut pour terminer mon tour. Je suis juste en face de mon bâtiment, je traverse et là dans le coin de mon œil, je vois une tache noire. Juste le temps de pivoter pour voir cette moto qui arrive droit sur moi, je me retrouve complètement paralysée par ma peur et je réalise qu’elle n’est pas aussi loin que je l’aurais pensé. Incapable de fermer les yeux, je la regarde se rapprocher de plus en plus, j’ai l’impression d’être dans un film lors des passages au ralenti, car j’ai la sensation d’être là depuis un moment alors qu’en réalité, je dois être là depuis moins d’une minute. J’ai comme un goût de fin en tête… Et brusquement, je sens une pression sur mon bras gauche, mes yeux se ferment et le flou.

- Jessica ! me dit une voix au loin.

J’aimerais pouvoir répondre, mais je suis incapable d’ouvrir la bouche. J’ai toujours les yeux fermés, j’ai peur de voir dans quel état je suis.

- Hey, Jessica, réponds, tu n’as rien ? continue-t-il.

Sa voix, elle me dit quelque chose. Je décide qu’il est temps de sortir de ma torpeur. J’ouvre les yeux difficilement et je vois une touffe blonde.

- Salut, demoiselle me dit-il.

- Sa…lut, dis-je difficilement.

Ma vue s’éclaircit enfin et je le reconnais, c’est lui, David. Il a l’air d’un ange vu sous cet angle, il est beau.

- David ? je demande quand même.

- C’est moi, même si on ne s’est pas officiellement présentés ! rétorque-t-il.

J’esquisse un sourire qu’il me rend.

- Que s’est-il passé ? me renseignais-je.

- Je crois que je viens de te sauver la vie, m’éclaire-t-il.

À ces mots dans ma tête se bousculent les souvenirs, cette moto qui me fonçait dessus et moi complètement pétrifiée. La pression retombe d’un coup et les larmes se mettent à couler le long de mes joues.

 


 

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M
J adore
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F
Elle me fait rire Jess elle est attachante !Bordel de fichtre heureusement que David passait par là sinon ça aurait tourner court !
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D
ahhhhhhhhhhhh mais pourquoi tu t'arrêtes comme ça !! hein dit, tu veux ma mort ou quoi 
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