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Ma vie rêvée...

| !! Cette histoire contient certains passages pouvant choquer la sensibilité des plus jeunes !! |

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Chapitre 30


 

 Lendemain de soirée, même sans alcool, je suis encore dans le gaz, je remercie le hasard d’avoir fait de moi le chaperon de la soirée sinon je serais vraiment en piteux état. Mais me lever près de cet homme me rend vraiment de bonne humeur, je le suis encore plus quand je le vois lui, de bonne humeur.

- Tu es si adorable ! 

- N’y crois pas trop, si tu penses échapper à ta sentence vilaine fille, tu te trompes lourdement !

Il sourit, il a quelque chose de machiavélique dans le regard, je me demande vraiment ce qu’il va me faire, ça n’a pas l’air si terrible, enfin, je ne pense pas.

- Mmmmh, non, pas de punition, que des câlins.

Alan rit à ma suggestion et commence à m’embrasser doucement, il est sur moi, caresse mon nez avec le sien, embrasse ma gorge, embrasse ma poitrine par-dessus mon t-shirt, puis l’agrippe pour me le retirer, il embrasse de nouveau mes seins, m’embrasse le ventre, je le sens descendre, je sais ce qu’il va faire, j’en crève d’envie d’avance. Il pose presque sa bouche par-dessus ma culotte puis me regarde, sournoisement et embrasse ma cuisse, je ne cache pas ma déception, je le sens sourire contre ma peau, il embrasse mon genou, le reste de ma jambe, puis il fait pareil de l’autre côté en remontant peu à peu, je me demande quand est-ce qu’il va enfin aller là où je veux sa bouche. Il m’embrasse partout sauf là. Et je suis quasiment à point.

- Qu’est-ce que tu fais ?

- Je te punis !

Chapitre 30

Je lève les yeux au ciel, j’ai compris sa punition, il va me pousser à bout et ne jamais me donner ce que je veux.

- Ne me punis pas trop, tâche de te rappeler que je suis là, avec toi ! 

- Je sais !

Il enlève le minuscule vêtement qu’il me reste pour enfin me faire décoller, enfin ça, c’est ce que je pensais quand je finis par me rendre compte qu’il s’arrête à chaque fois que je suis près du point de non-retour. Il fait ça une, deux, trois, voire même quatre fois. 

- ALAN ! Arrête ça !

Je crie. Il s’arrête. Ce n’est pas vraiment ce que je voulais dire. Il me regarde, lève un sourcil. Je n’ai pas vraiment envie de jouer à ça, je suis furieuse contre lui, même furieuse contre moi, de m’être laissé entraîner dans ce petit jeu stupide, c’est lui qui a commencé et c’est moi qui paie les pots cassés. Je commence à avoir les larmes aux yeux, il s’approche rapidement de moi pour me saisir par la nuque et m’embrasser et murmure contre ma bouche.

- Désolé, je me suis emporté.

Il me fait plein de petits bisous à la suite, ça me fait sourire. Puis il retourne finir pour de bon ce qu’il avait commencé. 

Chapitre 30

- Ça va mieux beauté ?

- Beaucoup ! J’espère que tu ne vas pas t’arrêter à ça ?

Il ne nous en faut pas plus pour continuer sur notre lancée. Je suis toute en sueur, comme si j’avais couru un marathon, alors qu’Alan lui ne montre aucun signe de fatigue, je ne suis vraiment pas endurante. Je remets mes vêtements avant de me blottir contre lui.

- Tu vas faire quoi cette semaine ?

- Bosser ! 

- En dehors de ça, andouille ! 

- Baiser ! 

J’apprécie vraiment sa réponse, non, je plaisante ! Vraiment, ce mec n’a aucun tact et après ce qu’il vient de me faire, parce qu’il a trouvé que j’étais allée trop loin avec ce type à la soirée, il ose me dire de but en blanc qu’il va voir d’autres nanas quoi. 

- Waouh, quel plan… vraiment ! 

- Quoi, tu n’apprécies pas le programme que je t’ai organisé ? 

Je lève la tête vers lui, je me demande vraiment s’il pense ce qu’il dit, ou s’il se fiche de moi.

Chapitre 30

- Avec moi ? Toute la semaine ? 

- Oui, avec toi. Avec qui crois-tu que j’ai envie d’être avant mon départ ? 

- Je ne sais pas, Steph ? Ça fait un moment qu’elle ne t’a pas vu apparemment mon chou !

- Ne m’appelle pas comme ça ! Et je m’en balance de cette fille, elle sait très bien comment ça marche et puis d’abord, on ne peut pas parler de nous et de la semaine que nous allons passer avant que ça ne vire au drame ?

J’analyse vite fait sa phrase ! Il n’aime pas quand je l’appelle comme elle, moi non plus d’ailleurs, je dis ça pour le taquiner, mais je m’abstiendrais à l’avenir. Il s’en balance de cette folle, encore un point pour la brune ! Je jubile, si tu savais ma pauvre Steph, tu ne viendrais pas chaque fois qu’il te sonne ! Quand il dit « nous » mon cœur fait, un grand BOOM dans ma poitrine, pourtant, il ne parle que de sexe, pas d’amour, mais je ne sais pas, ce mot me donne un petit peu d’espoir, quand il dit des trucs comme ça, j’ai envie de lui dire que je l’aime, je le lui dis chaque fois que je le regarde. Je m’approche de lui pour l’embrasser. Je me demande comment il fait pour ne pas voir, pour ne pas comprendre depuis le temps, lui qui lit si facilement en moi, que je l’aime, plus que tout, plus que ma vie, que je le laisse faire de moi qu’une simple coquille vide, est-ce qu’il le sait déjà ? Est-ce qu’il s’en fiche ?

- Je… j’aime le programme que tu as prévu, s’il est avec moi. Est-ce que je vais te manquer ?

Pourquoi j’ai posé cette question, je joue trop la fille sentimentale là. Surtout que lorsque je dis ça, j’ai des yeux larmoyants. 

- Oui.

Chapitre 30

C’est tout ce qu’il répond, je tourne la tête pour la reposer sur son ventre, il caresse doucement mes cheveux, je ferme les yeux pour apprécier le moment, je n’arriverais plus à me passer de lui. Je voudrais le lui dire, mais je ne veux pas qu’il se sente piégé avec moi. 

- Bébé ? 

- Quoi ? 

- Et moi ? Est-ce que je vais te manquer ?

Putain, il est sérieux en posant cette question ? Je le suivrais jusqu’au bout du monde pour être avec lui, pour ne jamais le quitter. Je ne réponds pas tout de suite à sa question, je me contente de me redresser et de me jeter à son cou, il est surpris, je le serre si fort que j’en ai mal aux bras. 

- Oui, évidemment, comment je vais faire sans toi pendant des mois ?

- Tu… est-ce que… est-ce que tu m’attendras ? 

Là, c’est moi qui suis surprise ! Je ne m’attendais pas à ce qu’il me dise quelque chose comme ça. Même s’il est évident que je l’attendrai, je ne veux que cet homme dans ma vie. Je lâche sa nuque pour le regarder dans les yeux.

- Oui ! 

Chapitre 30

Je voudrais lui dire plus, que je l’attendrais toute ma vie s’il le fallait, par exemple, mais je ne veux pas en faire trop. Je l’embrasse à la place, mon baiser se fait langoureux, mais surtout très amoureux. Plus de d’habitude en tout cas. On reste finalement près d’une heure enlacés sur le lit, à se câliner, s’embrasser, se chamailler, je pourrais faire ça tous les jours de ma vie. Il replace une mèche de cheveux derrière mon oreille et il me regarde comme s’il allait me manger toute crue, chaque fois qu’il fait ça, je fonds. Une voix familière nous tire de notre petit moment rien qu’à nous.

- Quand vous aurez fini de baiser peut-être que vous viendrez nous rejoindre ?

C’est Alyssa qui crie du bas de l’escalier. Alan à l’air furieux, moi ça me fait rire, je me suis habituée à son grain de folie. Voilà qui nous ramène à la réalité. Il se lève pour enfiler son t-shirt et son pantalon, je fais de même. Il m’agrippe par la taille pour m’embrasser encore, lui non plus n’a pas envie de laisser se super moment derrière nous. Une fois en bas, il attrape sa sœur pour la malmener amicalement, David et Tania sont dans la cuisine, café en main. Tout le monde à la tête à l’envers et des valises sous les yeux. Le retour au boulot, demain, va être vraiment difficile, il me reste 5 jours pour profiter d’Alan, c’est bien trop court. À 17h, tout le monde rentre, même lui, reste seulement sa sœur pour me tenir compagnie pendant encore une toute petite heure, mais je sais déjà qu’elle sera de retour dans un mois, pour mon anniversaire, elle a dit qu’elle ne voulait pas rater ça. 

Alan et moi, nous sommes vus tous les soirs après le boulot, sans exception, je pensais qu’il allait être lassé, mais pas du tout. Il m’a encore amené au restaurant, au cinéma, et même faire une balade nocturne, en dehors du programme qu’il avait prévu et qu’il a tenu ! Je sais au moins que cette semaine, il n’a vu personne excepté moi. Vendredi soir, notre dernier soir ensemble, je me suis arrangée avec une collègue pour échanger nos jours de repos pour avoir mon samedi de libre pour lui. J’ai allumé des bougies dans toute la maison, je me suis préparée et je l’attends, je reçois un message de sa part, il me dit qu’il sera un peu en retard. Je n’aime pas trop ça, je commence à me demander qu’est-ce qui peut bien le retarder ? Je fais les 100 pas dans la cuisine quand il sonne enfin, je vais ouvrir et il est caché derrière un gros bouquet de roses, de magnifiques roses, il le décale et me sourit.

- C’est à cause d’elles que je suis en retard, désolé ! 

Chapitre 30

Alan, mon Alan, l’homme de plusieurs femmes, celui qui vit pour lui et n’a aucune attache, devant ma porte, avec un bouquet de roses… je rêve. J’ai déjà eu le droit à ma petite rose, il y a longtemps ; d’ailleurs, je le suspect d’avoir fait tout ça juste pour me mettre dans son lit et il y est arrivé le filou ; mais jamais à autant de marque d’affection de sa part, cette semaine a été vraiment la meilleure semaine depuis que l’on se connaît. Il a vraiment fallu qu’il soit obligé de quitter le pays pour être quelqu’un d’autre ou en tout cas y ressembler. Il entre et je l’embrasse sur la joue. Je récupère mes roses pour les installer sur la table basse.

- Un si gros bouquet pour un si petit baiser ? 

Alan dit ça en retirant sa veste, alors que je suis dans le salon, il me surprend quand je me retourne et que je tombe nez à nez avec lui. Il m’attrape par les hanches et je m’accroche à son cou pour l’embrasser passionnément. 

- Merci, elles sont magnifiques, tu… m’impressionnes ! 

- C’est toi, tu me fais faire des trucs incroyables.

- Ah oui ? J’aime beaucoup ça.

- Moi aussi, j’aime te faire plaisir. 

- Je suis plus qu’heureuse, je veux profiter de ces derniers moments au maximum. 

Chapitre 30

Est-il en train de changer ? Pour moi ? Je l’espère ! Je me retiens de pleurer, j’ai une grosse boule dans la gorge qui me fait terriblement mal. Ce sont nos derniers moments, notre dernière soirée, il part demain en fin d’après-midi, je me suis retenue autant que j’ai pu, mais rien que d’y penser, je commence à pleurer comme une madeleine. J’ai l’impression qu’on est en train de retirer mon cœur de ma poitrine, c’est une douleur atroce. Je suis effondrée.

 


 

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D
Qu'il est chou *_* pourvu que ça dure, je me demande si il va être fidèle *siffle* 
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M
Oooohh pauvre Jess... C'est vrai qu'il a été très chou ! On est pas habitué à ça... on se demande ce qu'il va bien encore pouvoir faire pour la briser...
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